30 ans de cinéma à la salle Arcé

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Mardi 06 novembre 2018
Relevant de la Scène nationale, le cinéma de la salle Arcé, propriété de la ville d’Albi, fête cette année ses trente ans. Une occasion de redécouvrir ce lieu culturel unique dans le Tarn.
1988, le Centre culturel de l’Albigeois ouvrait une salle de cinéma Art et essai, jumelée pour la programmation avec le complexe ABC de Toulouse.
Source : D.R
  • Le 16 novembre, à l’occasion de la venue de Yolande Moreau au Grand Théâtre, le cinéma projettera le film I feel good où elle joue un rôle.
  • Le 17 novembre, "Cinéma Paradiso", sorti en 1988, sera programmé, précédé d’un goûter offert.

L’histoire

À l’automne 1988, le Centre culturel de l’Albigeois ouvrait une salle de cinéma Art et essai, jumelée pour la programmation avec le complexe ABC de Toulouse. À l’époque, la salle était la première à Albi à être équipée du son Dolby Stéréo. « Dans le cadre du chantier des Cordeliers en 2014, le cinéma a bénéficié de travaux importants de restructuration », rappelle Naïma Marengo, adjointe au maire déléguée à la culture.

Un partenaire de toujours

Un an à peine après l’ouverture, l’association Médiatarn bien connue pour ses opérations «École et cinéma» et «Collège au cinéma» s’associe au Centre culturel pour lancer les Rencontres ciné jeunes. « La salle Arcé a été notre premier partenaire sur cet événement consacré aux courts-métrages et qui fêtera ses trente ans l’année prochaine », raconte Patrick Tellouk, ancien coordinateur cinéma à Médiatarn. « Notre travail consistait à initier les jeunes à la lecture de l’image et à la découverte du cinéma à travers une programmation de films. »

Les OEillades

À la création du festival, l’association Ciné Forum est accueillie bras ouverts à la salle Arcé. « Le Centre culturel albigeois était notre partenaire historique avec la ville d’Albi. Sans la salle Arcé, le festival n’aurait sans doute pas été lancé », raconte Monique Martin, membre actif du festival depuis ses débuts. « Pendant quelques années, c’est là que tous les films étaient projetés. C’était une belle aventure, pleine de bons souvenirs. Encore aujourd’hui, la salle reste un lieu important pour le festival. »

Un cinéma ouvert sur le monde

Le cinéma a depuis engagé aussi des partenariats avec des associations locales qui donnent souvent lieu à des projections suivies de débat. Beaucoup de séances permettent au public d’avoir un éclairage sur le film et le thème évoqué. À l’occasion de l’exposition Inoue au musée Toulouse-Lautrec, la Scène nationale propose ainsi un cycle de films lié au Japon.
Même idée avec les films programmés en écho à l’expo Man Ray.

Opéras, ballets, expos

Depuis 2014, la salle Arcé retransmet des opéras. À partir de cette année, elle projettera aussi des ballets. Quatre « expositions au cinéma », documentaires sur des expositions majeures, sont aussi programmées (Degas, Picasso, Rembrandt et Van Gogh et le Japon).

Projets et équipements

Un nouveau système 7.1 Dolby Surround a été installé pour assurer un niveau de son exceptionnel.

Demandez le programme !

Il est disponible à partir du 20 du mois précédent sur le site internet de la Scène nationale et sur Facebook.

POURQUOI ARCÉ ?
À l’ouverture du centre culturel en 1986, la salle n’est pas encore un cinéma. Aménagée comme un auditorium, elle est baptisée du nom d’un écrivain guatémaltèque Manuel José Arcé, réfugié politique en France et mort en 1985 à Albi où il fut animateur de l'Ateleir théâtral l'Archéoptérix crée par Armand Gatti.
LA SALLE EN CHIFFRES
  • 25 000 spectateurs par an
  • 11 séances par semaine
  • 277 films projetés en 2017
  • 3 labels (patrimoine, jeune public, recherche et découverte)
  • 3 à 7,20 euros la place (5 euros senior)