La Cheminée fait feu de tout bois

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Lundi 10 décembre 2018
C'est Le nouveau lieu culturel de la rive droite. La Cheminée, située au coeur du quartier de la Madeleine, s'inscrit à la fois dans une démarche patrimoniale et artistique plutôt originale. 2019 s'annonce comme un tournant pour cet espace pas comme les autres.
Clin d’oeil au passé du lieu, La Cheminée se dresse au milieu de l'ancienne chapellerie en cours de restauration par les propriétaires.
Source : D.R

Témoin de l'histoire de la chapellerie albigeoise, La Cheminée est un lieu culturel d'un nouveau genre ouvert il y a trois ans dans le quartier de la Madeleine. L'ambition de Sylvie Guérin et d'André- Pierre Olivier, les propriétaires, est d'en faire un espace à triple vocation :

  • galerie d'art contemporain dédiée aux arts visuels et à la création,
  • chambres d'hôtes et lieu d'exposition retraçant l'histoire de la chapellerie albigeoise. Les gros travaux de rénovation et de restructuration ont débuté cette année.
  • Lieu culturel

La Cheminée n'a pas pour autant attendu pour accueillir des événements, notamment lors des Journées du patrimoine et de la Nuit Pastel. « Nous avons même organisé un défilé de chapeaux réalisés par les nouveaux chapeliers albigeois ! Un clin d’oeil au passé du bâtiment », note Sylviane Guérin.

« Nous souhaitons plus tard accueillir en résidence des artistes contemporains qui investiraient les chambres et dont les oeuvres seraient ensuite exposées. » Pour la prochaine Nuit Pastel, le projet de présenter une exposition autour du pastel et de l'indigo avec un dialogue entre Albi et le Japon est à l'étude. Sûr qu'une fois encore, la Cheminée, qui se dresse comme un totem au-dessus des toits albigeois, attirera un public curieux et intéressé par cette approche artistique.

L'HISTOIRE DU LIEU

Le bâtiment de la rue Sainte-Marie qui abrite aujourd'hui La Cheminée, était à l’origine une auberge, celle des « Trois pigeons », rachetée en 1875 par Léon Vitrac et Jean-Barthélémy Michel qui la transforment en manufacture de chapeaux. D’autres chapeliers vont s’y succéder jusqu’à Henri Rossignol. Dans la cour de ce bâtiment, subsiste une cheminée en briques, dernier vestige du passé chapelier albigeois. Au XIXe siècle, on dénombre jusqu’à treize ateliers chapeliers à Albi, dont les produits étaient vendus dans toute la France. Au début du XXe siècle, l’industrie chapelière décline rapidement ; seule une trentaine d’ouvriers chapeliers est encore en activité en 1930.
En 1946, le bâtiment est loué par Albert Mazel, maître carrossier, qui y aménage son atelier. C'est là que verront le jour les carrosseries de la Daphné, puis des célèbres MEP, en collaboration avec Maurice Pezous, ingénieur mécanicien et concessionnaire Citroën à Albi. L'affaire tourne jusqu'en 1971. Le bâtiment est alors loué par l'entreprise de fabrication de meubles Ramade. Après de nombreuses années à l'abandon, le bâtiment est finalement racheté en 2000 par un particulier qui l'utilise comme garage pour sa collection de vieilles voitures. En 2015, le bâtiment est vendu pour abriter La Cheminée (sources André-Pierre Olivier).