Les rues, mémoire de 14-18

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Lundi 22 octobre 2018
Les noms de rues racontent l'histoire : celle d'Albi, celle d'hommes et de femmes au destin parfois méconnu. À l'occasion du centième anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale, découverte de quelques héros à qui la ville d'Albi a tenu à rendre hommage en baptisant ses rues de leurs noms. ( la suite...)
Les noms de rues racontent l'histoire.
Source : D.R

Edmond Blanché (1891-1940)

Albigeois né à Ambialet, Edmond Blanché (1891-1940) se destinait à l'enseignement public, mais la guerre l'oblige à opter pour la carrière militaire. Sous-lieutenant de réserve au 15e régiment d'infanterie, il est mobilisé en août 1914. Blessé en novembre, il est affecté une fois rétabli au 416e RI où il devient capitaine. Il se distingue lors des combats de septembre 1915. En avril 1918, il s'illustre  héroïquement avec ses soldats dans le Nord, au moment où son régiment est appelé en renfort auprès de l'armée franco-belge. La croix de la légion d'honneur lui sera remise en mémoire de sa brillante résistance. Il est tué en 1940 pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa rue (1949) se trouve dans le quartier Bellevue.

Simon Bonpunt (1896-1961)

À 18 ans, Simon Bonpunt (1896-1961) renonce momentanément à ses études et s'engage dès le mois de décembre 1914. En novembre 1916, il est grièvement blessé. La croix de combattant atteste de son patriotisme. Il s'installe en 1927 comme médecin otorhino à Albi où il devient un des pionniers du rugby à XIII. Sa rue (1965) est située à Lapanouse.

Général Charles-Antoine Sibille (1863-1914)

Bien connu des Albigeois pour son boulevard longeant le monument aux morts, le général Charles-Antoine Sibille (1863-1914), originaire de Moselle, fait carrière dans l'armée, où il est reconnu pour sa bravoure. En 1907, il est promu colonel. Il vit à Albi lorsque la guerre éclate. Il est blessé mortellement deux mois après par un éclat d'obus alors qu'il commande la 64e brigade d'infanterie.

Louis et Émile Cahuzac

Le destin des frères Cahuzac rappellecombien des familles entières ont pu être décimées durant le conflit. Fils d'un industriel albigeois, Louis et Émile Cahuzac meurent à quelques jours d'intervalles en 1915. Sergent au 15e régiment d'infanterie, Émile est tué à 26 ans pendant la bataille de la Marne. Une médaille militaire lui est attribuée à titre posthume avec la mention suivante « sous-officier d'une bravoure éprouvée. » Médecinmajor à bord du Bouvet, torpillé au large des Dardanelles, son frère aîné Louis refuse d'abandonner les blessés du navire après avoir cherché notamment à réanimer le lieutenant de vaisseau Boutroux, avant que le bateau ne sombre. Leur rue (1970) se trouve au Breuil.

Louis Franchet d'Esperey (1856-1942)

Diplômé de Saint-Cyr, Louis Franchet d'Esperey (1856-1942) sert en Algérie, au Tonkin, en Chine et au Maroc. En 1914, il participe à la victoire de la Marne comme commandant du Ier corps d'armée. Il commande à la fin de la guerre les armées d'Orient et défait les Allemands et les Bulgares à la Moglena (Macédoine), après quoi la Bulgarie cesse le combat. Après la capitulation en 1940, il s'installe boulevard Carnot à Albi, où il décède deux ans plus tard. Après avoir reposé à la cathédrale d'Albi, sa dépouille est transférée aux Invalides à Paris. Sa rue (1942) relie la place de Verdun à la route vieille de Graulhet.

général Auguste Ferdinand Pont

Albigeois d'adoption, le général Auguste Ferdinand Pont (1865- 1926) est un proche du général Joffre pendant la Grande Guerre. Attaché au grand quartier général, il participe par la suite à plusieurs opérations délicates, que ce soit à Verdun ou lors de la seconde bataille de la Marne, où ses trois divisions font reculer l'ennemi devant Reims. Une rue lui est attribuée à sa mort en 1926 près de la rue Séré de Rivières.
Une rue est nommée en 1960 en hommage au XVe régiment d'infanterie qui quitta Albi le 7 août 1914. Sa devise était « sans peur et sans reproches ». Il participa à de nombreuses batailles et obtint plusieurs médailles. Le monument aux morts d'Albi rend ici hommage aux centaines d'hommes tombés sur le front.

Albert d'Amade (1856-1941)

Général toulousain, participe pendant la Première Guerre à l'expédition des Dardanelles comme chef du contingent français. Au début du conflit, il reçoit le commandement des troupes d'observation stationnées à la frontière italienne. La rue (1966) est située à Jarlard.

Louis Blériot (1872-1936)

Aviateur et constructeur français, Louis Blériot (1872-1936) est connupour sa traversée de la Manche en1909. Il est aussi l'un des premiersavionneurs français de la PremièreGuerre, son usine fabriquant environ10 000 appareils pour les forces armées françaises et alliées. On lui doit notamment le Spad utilisé par Guynemer et tous les as de 14-18. Sa rue (1973) se trouve au Rudel.

René Cassin (1887- 1976)

Gravement blessé durant la Première Guerre mondiale, René Cassin (1887- 1976) fonde en 1918 l'Union des anciens combattants. En 1948, il participe à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Sa rue (1983) se trouve à Pratgraussals.

Roland Garros (1888-1918) 

Pionnier de l'aviation, Roland Garros (1888-1918) traverse sans escale la Méditerranée en 1913. Pendant la Première Guerre, il mène plusieurs missions avant que son avion ne soit abattu en 1915. Prisonnier, il réussit à s'échapper et est incorporé dans l'escadrille des Cigognes. Il est tué le 5 octobre 1918 lors d'un combat aérien. La rue (1981) qui porte son nom se trouve dans les quartiers ouest de la ville.

Le général Maurice Paul Emmanuel Sarrail (1856-1929)

commande la IIIe armée pendant la bataille de la Marne en 1914 puis les forces françaises d'Orient de 1915 à 1917. Sa rue (1966) se trouve à Lapanouse.

Jules Védrine (1881-1919)

Après avoir obtenu son brevet de pilote, Jules Védrine (1881-1919) participe à des raids aériens avant d'être mobilisé lorsque la guerre débute. Il accomplit de périlleuses missions et établit même des records de vitesse à bord de son avion. La ville lui donne le nom d'une rue en 1972 à la Curveillère.

Charles Peguy (1873-1914)

Écrivain et poète français, Charles Peguy (1873-1914) est tué au début de la guerre le premier jour de la bataille de la Marne le 5 septembre 1914. Son nom est donné à une rue en 1957 à la Maladrerie

Charles Nungesser (1892-1927)

Charles Nungesser (1892-1927) est un aviateur rendu célèbre en tentant de traverser en 1927 l'Atlantique avec le navigateur François Coli. Il s'illustre pendant la Première Guerre et reçoit dès le début le surnom de « Hussard de la mort » pour avoir abattu des officiers allemands et réussi à intercepter des documents secrets. Son courage lui vaut les honneurs militaires. Formé au pilotage, il rejoint une escadrille à Dunkerque et pilote un bombardier avec lequel il accomplit une cinquantaine de missions. Il intègre ensuite une escadrille de chasse à Nancy. Nungesser acquiert le statut d’"as" en 1916 et fait partie des meilleurs pilotes en combat aérien. Prenant des risques inconsidérés, il sera blessé à plusieurs reprises et conservera de graves séquelles. La rue (1964) est située à la Curveillère.

Georges Clemenceau (1841-1929)

Plusieurs fois ministre et Président du Conseil, chef de la Gauche radicale, Georges Clemenceau (1841-1929) est appelé par le président Poincaré en 1917 pour constituer le gouvernement et présider le Conseil. Il contribue largement à la victoire de la France, en soutenant l'offensive de Foch ce qui lui vaut d'ailleurs le surnom de Père la victoire. En novembre 1918, il préside la conférence de la paix qui aboutit au traité de Versailles. Il prône pour de lourdes  peines à l'égard de l'Allemagne contre l'avis des alliés. Sa rue (1967) relie la rue de la Rachoune à la rue de Lavazière.

Georges Guynemer (1894-1917)

a 20 ans quand débute la Guerre. Après avoir obtenu son brevet de pilote en 1915, il rejoint l'escadrille des Cigognes qu'il commande. Il s'illustre par une cinquantaine de victoires. Il disparaît en vol en septembre 1917 au-dessus de la Belgique après avoir été nommé quelques semaines auparavant officier de la Légion d'honneur. Son héroïsme en a fait une figure de légende. Sa rue (1961) est située à la Curveillère comme beaucoup d'autres aviateurs.

À suivre .....