Les rues, mémoire de 14-18

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Mardi 03 avril 2018
Les noms de rues racontent l'histoire : celle d'Albi, celle d'hommes et de femmes au destin parfois méconnu. À l'occasion du centième anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale, découverte de quelques héros à qui la ville d'Albi a tenu à rendre hommage en baptisant ses rues de leurs noms.
Les noms de rues racontent l'histoire.
Source : D.R

Edmond Blanché (1891-1940)

Albigeois né à Ambialet, Edmond Blanché (1891-1940) se destinait à l'enseignement public, mais la guerre l'oblige à opter pour la carrière militaire. Sous-lieutenant de réserve au 15e régiment d'infanterie, il est mobilisé en août 1914. Blessé en novembre, il est affecté une fois rétabli au 416e RI où il devient capitaine. Il se distingue lors des combats de septembre 1915. En avril 1918, il s'illustre  héroïquement avec ses soldats dans le Nord, au moment où son régiment est appelé en renfort auprès de l'armée franco-belge. La croix de la légion d'honneur lui sera remise en mémoire de sa brillante résistance. Il est tué en 1940 pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa rue (1949) se trouve dans le quartier Bellevue.

Simon Bonpunt (1896-1961)

À 18 ans, Simon Bonpunt (1896-1961) renonce momentanément à ses études et s'engage dès le mois de décembre 1914. En novembre 1916, il est grièvement blessé. La croix de combattant atteste de son patriotisme. Il s'installe en 1927 comme médecin otorhino à Albi où il devient un des pionniers du rugby à XIII. Sa rue (1965) est située à Lapanouse.

Général Charles-Antoine Sibille (1863-1914)

Bien connu des Albigeois pour son boulevard longeant le monument aux morts, le général Charles-Antoine Sibille (1863-1914), originaire de Moselle, fait carrière dans l'armée, où il est reconnu pour sa bravoure. En 1907, il est promu colonel. Il vit à Albi lorsque la guerre éclate. Il est blessé mortellement deux mois après par un éclat d'obus alors qu'il commande la 64e brigade d'infanterie.

Louis et Émile Cahuzac

Le destin des frères Cahuzac rappellecombien des familles entières ont pu être décimées durant le conflit. Fils d'un industriel albigeois, Louis et Émile Cahuzac meurent à quelques jours d'intervalles en 1915. Sergent au 15e régiment d'infanterie, Émile est tué à 26 ans pendant la bataille de la Marne. Une médaille militaire lui est attribuée à titre posthume avec la mention suivante « sous-officier d'une bravoure éprouvée. » Médecinmajor à bord du Bouvet, torpillé au large des Dardanelles, son frère aîné Louis refuse d'abandonner les blessés du navire après avoir cherché notamment à réanimer le lieutenant de vaisseau Boutroux, avant que le bateau ne sombre. Leur rue (1970) se trouve au Breuil.

Louis Franchet d'Esperey (1856-1942)

Diplômé de Saint-Cyr, Louis Franchet d'Esperey (1856-1942) sert en Algérie, au Tonkin, en Chine et au Maroc. En 1914, il participe à la victoire de la Marne comme commandant du Ier corps d'armée. Il commande à la fin de la guerre les armées d'Orient et défait les Allemands et les Bulgares à la Moglena (Macédoine), après quoi la Bulgarie cesse le combat. Après la capitulation en 1940, il s'installe boulevard Carnot à Albi, où il décède deux ans plus tard. Après avoir reposé à la cathédrale d'Albi, sa dépouille est transférée aux Invalides à Paris. Sa rue (1942) relie la place de Verdun à la route vieille de Graulhet.

 

À suivre ...