Les sapeurs-pompiers opérationnels pour le patrimoine ancien

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Mardi 07 août 2018
Si la majorité des interventions assurées par les sapeurs- pompiers sont des assistances à personne, les incendies restent des événements sensibles et parfois aux conséquences graves.
Les sapeurs-pompiers, place Sainte-Cécile
Source : D.R

L’objectif est toujours de protéger les personnes et leurs biens. Dans une ville comme Albi, un travail de fond est mené depuis l’inscription de la Cité épiscopale au patrimoine mondial pour répertorier les immeubles présentant un intérêt particulier ou possédant à l’intérieur du patrimoine remarquable (plafonds peints, etc.).

C’était le cas lors de l’incendie survenu rue de l’hôtel de ville, où une fresque ancienne avait été identifiée sur un mur du premier étage. Pour les monuments emblématiques comme la cathédrale et la collégiale, un plan d’intervention définit les éléments à sauvegarder en priorité. Un plan de sauvegarde des oeuvres existe aussi pour les fonds anciens de la médiathèque d’Albi. Un exercice a d’ailleurs déjà été mené en situation réelle.

Parmi les autres sites d’intérêt, le musée Toulouse- Lautrec pourrait aussi faire l’objet d’une même démarche. Afin de réduire les risques d’incendie, une campagne chez les commerçants a été également engagée. « Les risques concernent souvent les étages au-dessus des boutiques qui servent d’entrepôt ou de débarras », explique Sylvain Eslan, commandant du Groupement Nord. « Certaines installations électriques sont aussi vétustes et peuvent donner lieu à des dysfonctionnements. » C’est l’occasion de rappeler l’importance d’installer des détecteurs de fumée et de vérifier si ceux déjà en place fonctionnent bien. Rappelons que les détecteurs sont obligatoires depuis 2015 à domicile.

Pour certaines interventions, les sapeurs-pompiers n’hésitent pas à recourir à de nouvelles technologies. C’est le cas du drone utilisé pour des incendies difficiles d’accès. Depuis deux ans, un drone peut survoler un feu et permettre une première reconnaissance. « C’est un outil complémentaire que nous avons utilisé par exemple lors de l’incendie rue de l’hôtel de ville », indique David Carlier, chef du centre de secours d’Albi. « Les images qu’il nous a transmises ont apporté des informations très utiles pour organiser l’intervention. » Depuis quelques mois, le centre de secours est équipé également de tablettes numériques. Les équipages en embarquent une à bord du véhicule et peuvent ainsi disposer de nombreuses informations relatives à l’intervention et à la situation sur place. « L’outil est appelé à évoluer pour transmettre par exemple l’état de santé d’un blessé pris en charge par les pompiers. »

 

Le centre de secours d’Albi en chiffres
• 56 pompiers professionnels
• 70 pompiers volontaires
• 12 jeunes sapeurs-pompiers
• 80 000 habitants couverts par le centre en premier appel
•16 pompiers minimum d’astreinte
• 3 142 sorties sur Albi (2017)
• 80 % d’interventions sont des secours d’urgence à personne