Une tourbière expérimentale sur l’Échappée verte

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Jeudi 07 juin 2018
Afin de sensibiliser le public à la richesse et à l'équilibre très fragile des zones humides la ville à crée à titre expérimental une tourbière artificielle sur l’Échappée verte.
Les tourbières constituent des zones humides originales qu’il faut protéger
Source : D.R

Le long du Caussels, juste après le pont débouchant sur le restaurant le Robinson, se trouvait une parcelle de 3 000 m² occupée pendant de nombreuses années par des Laotiens.

Laissée à l'abandon à partir de 2015 et devenue une véritable décharge sauvage, la ville a souhaité requalifier cet espace en confiant l'opération à son service des parcs, jardins et espaces naturels.

L'objectif premier a été de créer une zone humide avec deux mares alimentées par une source naturelle et d'en faire à terme un nouveau site pédagogique ouvert au public.

La volonté de sensibiliser le public à la richesse et à l'équilibre très fragile des zones humides a incité la ville à diversifier l'habitat de cette zone avec la création à titre expérimental d'une tourbière artificielle.

« Il a été décidé de ne rien semer sur la zone et de laisser la végétation spontanée se développer », indique Bruno Lailheugue. « Un suivi écologique est assuré depuis le printemps par des étudiants de l'Institut universitaire Champollion dans le cadre de leur stage de licence. »

Lors des premiers relevés, 43 espèces végétales ont déjà été inventoriées. Le triton palmé, la grenouille verte et le crapaud accoucheur ont également été identifiés sur le site comme 23 familles d'invertébrés sur la mare d'origine. « Sur un plan esthétique, larequalification est un succès et la parcelle suscite d'ores et déjà l'attention des promeneurs de l'Échappée verte », se réjouit l'élu, tout en rappelant l'importance de préserver cet espace fragile en évitant de cueillir et d'arracher ce qui y pousse.