Exposition Bernadette Kelly

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Dimanche 17 septembre 2017 - Dimanche 29 octobre 2017
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Ouvert du mardi au samedi de 10h30 à12h et de 14h30 à18h
Galery Nadine Granier
Cette exposition est l’occasion de rencontrer l’univers de Bernadette Kelly dans le cadre de la galerie Nicole Granier. Une femme peintre parisienne, déjà venue exposer à plusieurs reprises.
2017-09-17 00:00:00
Du mouvement des corps
Source : D.R

Bernadette Kelly sait « l’art d’évoquer les minutes heureuses ». La paix de son atelier hors du temps, tout en longueur, ses bibliothèques pleines de livres, son désordre méditatif de fauteuils et de petites tables, la lente sédimentation des choses se communiquent à ses toiles, s’intègrent à leur espace réinventé, d’où ressortent (au moins dans les dernières compositions) des tons de bleu profond comme chez Poussin, des ocres, des gris, des rouges un peu violacés. On peut penser à Maurice Denis, à cause du mouvement des corps, à cause d’une certaine indifférence au fini, à cause de certains tons de gris et de rose.

Une lampe, dans un coin, éclaire des théières et des tasses, – c’est la même qui éclaire cet homme lisant, étendu, les jambes allongées sur une méridienne – on dirait presque « déplié » – tant on éprouve à le regarder un sentiment de détente: c’est l’une des dernières toiles. La petite table bleue, couverte de bouteilles à la façon de celles de Morandi, se retrouve, nature morte, dans le coin d’un autre tableau où rêve un homme plus jeune. A quoi rêve-t-il ? A ses amours anciennes dont les corps se reposent, s’étirent, sur la gauche. Beaucoup de toiles, dans un format rectangulaire, plus long que haut, se lisent comme des fresques racontant une histoire. Les plus petites, – œuvres préparatoires ou croquis – saisissent des corps jeunes, femmes inlassablement peintes, parfois ingénument lascives, le corps tordu dans des poses étranges, dormeuses, baigneuses, rêveuses. Ainsi, cette dormeuse aux cuisses pâles coupées par une nuisette de dentelle noire. Les compositions plus larges combinent ces corps dans l’espace, les associent comme dans ce café tout en profondeur, plein d’un brouillard de fumée, que domine, au premier plan, le visage rond et large, d’une matière blanche, de la jeune serveuse chinoise, un plateau à la main.

Une jeunesse préservée, un peu secrète et mystérieuse, relie l’ancienne étudiante des Arts Décoratifs, aux lèvres pleines, au sourire rêveur, et la femme qui se tient devant vous avec une sorte de frontalité, de réserve curieuse et attentive. Cette continuité d’atmosphère et de sujet se lit dans l’œuvre : ramasseuses de coques penchées sur la plage de la Baule, – c’est une toile ancienne, dominée par des lignes géométriques, des tons sombres, des marrons, des verts. Au premier plan, deux enfants allongés semblent abrutis de sommeil. Eclatant sur leurs lignes horizontales, on voit le triangle très blanc d’une culotte.

Type(s) d'événement: 
Exposition
Public: 
Tout public - Accessible - Gratuit

Location

Adresse

13 rue Puech Berenguier
81000
Albi