La non violence dans les albums jeunesse

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Mercredi 17 octobre 2018
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16h
Maison de quartier de Cantepau.
« La non-violence s'apprend comme on apprend un langage » avec l'association HUDA (Humanité Unité Diversité Albigeois) et les associations du quartier de Cantepau, en partenariat avec le MAN (Mouvement pour une Alternative Non violente) et la Mairie d'Albi.
2018-10-17 00:00:00
Lectures pour apprendre le consentement et le respect des corps
Source : D.R

 La médiathèque de Cantepau s'associe à la semaine de la non-violence, initiée par l'association HUDA (Humanité Unité Diversité Albigeois) et les associations du quartier, en partenariat avec le MAN (Mouvement pour une Alternative Non violente) et la Mairie d'Albi.

Au programme exposition, conférence et pour la médiathèque, lecture d'albums sur le bien-vivre ensemble, les émotions, la gestion de la colère, etc...

La non-violence, ça se cultive. Tel est le sujet de la conférence passionnante animée le 16 octobre par Jean-François Bernardini, créateur du groupe corse I Muvrini et ardent défenseur de la non-violence.

Dès l’enfance, nous sommes tous confrontés à la violence verbale ou physique. De quoi se résigner, non ?
« Effectivement, notre sac à dos est lourd de cette propagande selon laquelle ça ne changera jamais, l’homme est violent par nature, la seule manière de régler les problèmes serait la violence, si tu n’es pas violent, c’est que tu es lâche… Pourtant, toutes les recherches en neurosciences le confirment : la violence n’est pas du tout notre nature qui, par essence, est plutôt empathique, altruiste et coopérative. Hélas, nous assistons à une banalisation, une sacralisation permanentes de la violence dès la petite enfance.

À nous de choisir ce que nous souhaitons cultiver. » Comment recourir à la non-violence et quel en est l’intérêt dans un monde devenu une jungle ?
« Vladimir Jankelevitch l’a très bien dit : « La violence est une force faible ». Le plus fort semble faire la loi, car la violence est organisée, transmise. La non-violence ne l’est pas ou pas encore. Les puissants, les tyrans savent très bien gérer les violences, mais face à la non-violence, ils sont démunis. Il n’est pas certain que la jungle soit le règne de la violence. Si les animaux tuent, c’est pour se nourrir et non pour anéantir l’autre. Cela dit, définissons la non-violence : elle n’est ni résignation, ni passivité, ni le fait de « s’écraser », mais au contraire elle invite à lutter face à l’injustice et au mensonge. Qu’on songe, par exemple, aux citoyens allemands qui ont renversé le Mur de Berlin sans qu’une goutte de sang ne soit versée. L’intérêt du recours à la non-violence est d’éviter les erreurs des armes et de la brutalité qui prétendent libérer, mais nous enferment et ne remportent aucune victoire durable. Bonne nouvelle : la non-violence, ça s’apprend. »

Quel message essentiel souhaitez-vous transmettre au public lors de vos conférences ?
« Je vous invite à venir constater la non-violence transforme et révèle la soif d’une harmonie profonde avec notre nature. Dans un monde qui nous vend la violence comme seul mode de régulation du conflit, il est essentiel de démasquer les violences que l’on apprend insidieusement dans les salles à manger, les cours d’école, la rue, les écrans, les mots de tous les jours, les réseaux, notre rapport à la nature tout ce qui empoisonne les relations humaines. »

Conférence gratuite le 16 octobre à 18h30 à la maison de quartier de Cantepau.

Type(s) d'événement: 
Animations, Atelier
Public: 
Tout public - Accessible - Gratuit

Location

Adresse

70 bd Lannes
81000
Albi