Nuit Pastel : Construction d'une œuvre monumentale en carton

Afin d'illustrer le thème « Cultures» de la 11e édition de la Nuit Pastel, la ville fait appel à un artiste international, Olivier Grossetête connu pour ses Constructions Monumentales Participatives en Carton. Un rendez-vous donné à la population pour bâtir ensemble une architecture utopique...un rêve de gamin.... une performance collective.
Un projet artistique et fédérateur «Des Bâtisses Sœurs aux Villes Ephémères» Constructions monumentales participatives en carton Olivier Grossetête
Date

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à retourner ou renvoyer avant le 30 avril 2019 à la cellule évènementielle et programmation culturelle

Le contexte


Le samedi 1er juin, le public sera invité à assembler des boîtes de cartons vides pour édifier sur la place Sainte-Cécile un bâtiment, sans grue ni machine, uniquement avec l'énergie humaine et la force des bras, pour illustrer le 500ème anniversaire de la Renaissance à travers cette manifestation. Cette construction éphémère par nature sera, non seulement un moment de fête et de joie mais aussi une réflexion sur l'image et la symbolique de l'architecture lié à un projet social. En demandant aux Albigeois de se réunir autour de l'édification d'un bâtiment utopique, éphémère et dérisoire, c'est une invitation à vivre ensemble une expérience artistique.

Des constructions architecturales gigantesques en carton. Construites et détruites en une même journée, les lieux étaient interrogés, les hommes rappelés au plaisir d’habiter l’espace, de construire leur univers, de jouer. 

Déroulement général


  • (7 jours) A partir de cartons livrés à plat, les participants (enfants dès 9 ans, adultes, personnes âgées, personnes en difficulté) accompagnés par l'équipe artistique, mettent les boites et les cartons spéciaux en volume, les ferment et les assemblent de différentes manières, les découpent pour obtenir des éléments comme arches, fenêtres, charpente, etc
  • (1 journée) Le public est invité tout au long de la journée à former de nouveaux cartons, à les assembler et surtout à venir régulièrement soulever la structure pour y ajouter un niveau avant de le solidariser à l'aide de ruban adhésif. Au fur et à mesure, la structure s'alourdit et nécessite toujours plus de monde pour l'élever (environ 150 personnes)
  • (le lendemain) C'est l'ultime étape du projet, à la fois la plus courte et la plus spectaculaire mais c'est aussi la plus intense quant à l'attente et à l'énergie manifestée par la public
Le voyage auquel nous sommes ici conviés est comparable aux mo(nu)ments "situationnistes" proposés par Olivier Grossetête. La construction de ces édifices en carton est d'abord une blague à laquelle enfants et adultes participent avec le même entrain.

Biographie de l'artiste


Artiste plasticien né en 1973, diplômé en 1998 de l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Valence (félicitations du jury), Olivier Grossetete s’est spécialisé depuis 2002 dans les constructions monumentales participatives en cartons. Plus de soixante constructions monumentales participatives en carton se sont élevées à la force des bras de centaines de participants en France et partout dans le monde où il se déplace avec son équipe (Royaume Uni, Québec, Sri Lanka, Chine, etc.). Depuis 2011, Olivier Grossetete initie une série de « Villes éphémeres » à l’échelle européenne, dans le cadre du réseau In Situ (Marseille, Manchester, Glasgow, Kosice, etc.). La démarche d’ensemble d’Olivier Grossetete repose sur un principe forain d’architecture pop-up. Apparition- disparition, dynamique participative, mise en jeu sont les ressorts de l’œuvre, générant une impressionnante énergie collective. La courte durée de ces installations engage public et participants à vivre l’expérience dans son caractere exceptionnel, jusqu’à y habiter quelques jours

Il joue avec les formes, avec les volumes et les matières, il coupe et découpe, plie, colle, dessine, forme et déforme, nomme et dénomme, arrache, assemble et compose. Le jeu est l'idée majeure, l'axe, il pourrait être le concept, si concept il y avait dans le travail d'Olivier Grossetête. Mais pas de concept ici... le concept n'est qu'un moyen de saisir simplement un réel trop complexe. Or, dans ce travail le réel n'a pas besoin d'être saisi. Le réel reste ici complexe. Il n'est pas simplifié. Il est "juste" mis en autre forme. D'un plaisantin jouant agilement avec le réel il s'agirait alors ?
Nuit Pastel 2019