La cathédrale Sainte-Cécile

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Construite à partir de 1282 et visible de tous côtés à l’approche d’Albi, la cathédrale Sainte-Cécile, imposante par sa hauteur et la majesté de son clocher, est comme un phare qui balise la route et invite à s’en approcher.
La cathédrale Sainte-Cécile a été classée en 2010 sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.
Source : F.Guibilato – Ville d’Albi
La cathédrale Sainte-Cécile a été classée en juillet 2010 sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

La cathédrale Sainte-Cécile a été construite en réponse à l’hérésie cathare, comme une forteresse symbolisant la puissance de l’Église catholique. Plus grande cathédrale de briques au monde, longue de 113 mètres et large de 35 mètres, elle domine la ville avec son clocher de 78 mètres terminé en 1492 peu après la consécration, en 1480, du chœur.

Réalisée entre 1474 et 1484, la peinture murale du Jugement dernier, reconnu comme le plus grand du monde, offre une représentation de la fin des temps que l’on doit probablement à des artistes flamands.

En 1509, des peintres italiens recouvrent la voûte de la cathédrale avec des fresques composant le plus vaste ensemble de peintures Renaissance réalisé en France. Chef d’œuvre autant architectural que musical, l’orgue classique, le plus grand de France, a été réalisé au XVIIIe siècle par le facteur d’orgue Christophe Moucherel.

La cathédrale Sainte-Cécile est ce lieu vivant où, chaque année, des centaines de milliers de personnes de toutes origines et confessions viennent admirer l’architecture et la décoration et font silence dans un espace porteur de sens.

“Plus grande cathédrale de briques au monde, (…) elle domine la ville avec son clocher de 78 mètres. ”

NEF UNIQUE ET CONTREFORTS

L’architecture de Sainte-Cécile s’organise à partir d’un élément structural qui gouverne tous les autres : la nef unique. Ce parti pris exclut les arcs-boutants qui ont pour but de soutenir la voûte du vaisseau central et doivent enjamber les bas-côtés pour remplir ce rôle. Il en résulte un dépouillement qui contraste avec l’environnement pittoresque des cathédrales du Nord, où l’espace, encombré de pinacles, se trouve sectionné par les arcs-boutants. 

À Albi, l’architecture gothique s’avère très éloignée du graphisme propre à l’art de France ; elle donne la priorité à l’agencement des plans sur le jeu des lignes, au volume sur le dessin, à la netteté sur le contraste. Elle porte à son plus haut degré la simplicité austère qui oppose le gothique toulousain à l’exubérance de l’architecture française. 

Le mur s’élève d’un seul jet, les voûtes des chapelles logées entre les contreforts étant portées à la racine de celles de la nef. L’arrondi des contreforts, originalité propre à Albi et qui la rend unique, (le maître d’oeuvre a repoussé la brutalité des angles vifs) vient rythmer la nudité des surfaces murales et leur enlever toute sécheresse. La paroi verticale, encadrée par des demi-cylindres qui s’affinent vers le haut, rend ainsi parfaitement l’élan et « la tension » du gothique. Le soleil engendre des ombres portées qui animent l’ensemble et viennent affirmer sa puissance massive.