Le cloître Saint-Salvi

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Sur le flanc sud de la collégiale Saint-Salvi se trouve un cloître, îlot de verdure protégé. Il fut mutilé au cours de la Révolution française qui vendit des ailes comme biens nationaux. Aujourd’hui, seule subsiste l’aile méridionale.
La face nord de l’église, bien visible du cloître, permet de distinguer dans la construction les diverses assises.
Source : François Guibilato – Ville Albi
Le cloître Saint-Salvi

Le cloître Saint-Salvi est l’œuvre de Vidal de Malvési qui commença son travail en 1270 et le finit dix-huit mois plus tard. La Révolution ne laissa hélas subsister que la galerie orientale et le mausolée de l’artiste. 

On admirera les fines colonnettes, les chapiteaux, mélange de roman et de gothique, les uns à feuillage, d’autres à figure et même historiés : tel celui où l’on voit le démon traîner hommes et femmes enchaînés vers la marmite de l’enfer.

Des chapiteaux sculptés, des arcades ou encore des colonnades témoignent des formes romanes (arcades en plein cintre) et des éléments gothiques évolués (gables aigus sur les piliers des angles et sur l’arcade médiane). Enfin, par leur décor bien dégagé du fond, les chapiteaux s’avèrent franchement gothiques.

Chaque année, le jardin du cloître, véritable asile verdoyant de quiétude et de retraite, s’habille de blanc et se pare de touches délicates.

En reconnaissance du bon travail accompli, Malvési fut autorisé à construire un tombeau pour lui et pour son frère contre l’église. Le style en est purement gothique. Les deux statues qui entourent en haut la Vierge à l’enfant seraient celles des frères Malvési.

Cette face nord de l’église, bien visible du cloître, permet de distinguer dans la construction les diverses assises, romane en bel appareil, gothique en appareil plus grossier puis en brique, et une tour symétrique de la tour Lavit et de facture semblable, qui faisait partie de l’ancien monastère.

Du cloître, un passage couvert permet de gagner une place située au chevet de la collégiale. Elle était le cœur de la “canourgue”, c’est-à-dire des demeures où habitaient les chanoines, après qu’ils eurent abandonné la vie commune au XVe siècle.

Chaque année, le jardin du cloître, véritable asile verdoyant de quiétude et de retraite, s’habille de blanc et se pare de touches délicates ou de larges taches de floraisons blanches, ponctuées de feuillages verts, fins et légers qui lui apportent une douce sérénité.