Le Groupe de Musique Électro-Acoustique

Le Groupe de Musique Électro-Acoustique

Imprimer Imprimer
Envoyer par mail Mail
RSS RSS
Contraste Contraste
Zoom A+ A A-
Partager
Implanté à Albi depuis 1977, le Groupe de musique électro-acoustique (G.M.E.A.) fait aujourd’hui partie des six Centres nationaux de Création Musicale en France.
Roland Ossart joue du premier synthétiseur modulaire électro-acoustique.
Source : G.M.E.A.
Le Groupe de Musique Électro-Acoustique

Le G.M.E.A. existe professionnellement depuis 1981. Sa première musique fut créée en 1977 par Thierry Besche et Roland Ossart pour une compagnie de danse fondée par Paul Bogossian et la danseuse Pascale Houbin. 

À l’origine, il s’agissait d’un atelier de pratique amateur inscrit dans la dynamique de création artistique de la Maison des Jeunes et de la Culture (M.J.C.) d’Albi, fonctionnant avec du matériel mis à disposition par la  Direction Régionale des Affaires Culturelles  (D.R.A.C.)

Ce matériel servait également aux premiers stages décentralisés de musique contemporaine animés à Cordes durant les mois d'été par l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique (I.R.C.A.M.) et le Groupe de Recherches Musicales (G.R.M.).

Maurice Fleuret, directeur de la Musique au Ministère de la Culture en 1981, apporte le premier le soutien de l'État à la création du G.M.E.A. C'est à cette période que se dessinent les Centres de création et de recherche français. Issu de cette double origine, le G.M.E.A. est devenu 30 ans plus tard un exemple vivant et concret des bienfaits de cette décentralisation avant l'heure.

D’abord collectif de compositeurs réunis pour partager des moyens techniques, le G.M.E.A. est devenu un Centre de création et de diffusion musicale reconnu à l’échelle nationale et internationale.

Il remplit une mission artistique d'intérêt public visant à promouvoir les musiques contemporaines. Il s'attache également à faire découvrir les musiques électro-acoustiques dans les domaines de la création, de la diffusion, de la recherche, de la formation et de la sensibilisation du public. 

Au fil des saisons et à travers différents dispositifs de commandes de co-productions de co-réalisations et de partenariats, le G.M.E.A produit des œuvres qui sont le fruit de recherche et de développements d'artistes contemporains.

Les missions du G.M.E.A.

  • Accueillir et soutenir les créateurs autour de projets de compositions et de productions pluridisciplinaires ; 
  • Transmettre au plus grand nombre le savoir de ces écritures et de ces technologies, de l’enseignement général au spécialisé, de l’école primaire à l’enseignement supérieur, en proposant leur compétence et leur savoir-faire ;
  • Diffuser au niveau national et international, les œuvres à travers saisons et/ou festivals ;
  • Faire de la recherche fondamentale et appliquée en développant ainsi des applications particulièrement novatrices au service de l’ensemble des expressions.

Le G.M.E.A a la double casquette de producteur et de diffuseur de spectacles. À ce titre, il organise chaque année à Albi deux temps forts : « La Semaine du son » en janvier et les « Journées Électriques » en mars/avril.

Occasionnellement, et en fonction des opportunités et des partenariats, des spectacles ou des installations sont  programmées en dehors de ces périodes.

Par ailleurs, le G.M.E.A. participe à un certain nombre d'autres manifestations au niveau local ou régional : Fête de la Science, Nuit Pastel, Journées du Patrimoine, Nuit des Musées etc.

La Semaine du son 

La Semaine nationale du son se déroule partout en France en janvier. Dans ce cadre, le G.M.E.A. propose de multiples rendez-vous en partenariat avec la Médiathèque qui abordent le son dans tous ses états : l'acoustique et l'environnement sonore, la santé auditive, la création et diffusion ou encore la relation image/son. La semaine du son est gratuite et accessible à tous.  

Les Journées Électriques

Au début du printemps, les Journées Électriques permettent de découvrir la diversité de la création sonore et musicale d'aujourd'hui sous de multiples formes et croisements. Elles proposent à l'hôtel Rochegude, à l'Athanor, à la M.J.C. et au Grand théâtre d'Albi des installations, des performances, des concerts et des séminaires à travers une programmation foisonnante où le fil conducteur reste l’exploration des nouvelles écritures du son.

« Ce festival s'appelle Journées électriques car comme le son dans l'air, l'électricité est une vibration. Du tourne disque a l'ordinateur du futur l'électricité est entrée en force dans la musique. C'est pourquoi ces journées ont été baptisées électriques. », rappelle Thierry Besche. 

Le Mélisson : un outil pédagogique

Pendant près de 15 ans, le Mélisson a été la carte de visite du G.M.E.A. Ce synthétiseur modulaire a permis d'initier des milliers d'enfants aux musiques électro-acoustiques. 

Le principe du Mélisson défini en 1983 et bricolé dans les locaux du G.M.E.A. par Roland Ossart et Pascal Bessou est expérimenté puis diffusé localement. Il devient industriel en 1987.

Le Mélisson est le premier synthétiseur modulaire électro-acoustique, novateur, précurseur dans les lutheries pédagogiques destiné aux enfants et aux adultes permettant une pratique commune par un éveil musical puis par la création.

Cet objet signature du G.M.E.A.qui connait aujourd'hui un intérêt et une notoriété nationale s'est façonné en réponse à un besoin pédagogique. Une classe entière devait se partager un magnétophone, un synthétiseur ou une console. L'activité musicale simultanée d'une trentaine d'enfants nécessitait des moyens spécifiques encore inexistants.

Aujourd'hui, quatre personnes sont déléguées à temps plein au projet, de la diffusion à la formation. Roland Ossart, qui a parcouru la France pour diffuser le Mélisson et ses pédagogies associées, joue encore régulièrement de cette lutherie.