Les hôtels Renaissance

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La Cité épiscopale d’Albi présente au visiteur de nombreux hôtels particuliers de l’époque romane jusqu’au XVIIIe siècle.
Entrée de l’hôtel de Gorsse, dont la construction date de la première moitié du XVIe siècle.
Source : F.Guibilato – Ville d’Albi
Les hôtels Renaissance

Hôtel de Gorsse

Situé place Henri de Gorsse, il fut construit dans la première moitié du XVI°s et fut occupé par de nombreuses familles qui jouèrent un rôle important au fil des siècles. La partie architecturale du XVI°s se caractérise par une tour centrale avec deux ailes : une aile orientale et une aile occidentale, qui est la mieux conservée et qui traduit des influences italiennes et une parfaite transition entre l'art gothique finissant et la Renaissance. La tour carrée, entre ces deux ailes, révèle pour sa part des touches gothiques

Hôtel Reynes

Situé rue Timbal, il est l'un des plus beaux hôtels particuliers d'Albi, classé aux monuments historiques en 1862. On doit la construction de cette demeure à la famille Reynes qui s'était enrichie grâce au commerce du drap d'abord, du pastel ensuite. Leur immense fortune leur permit d'occuper les plus hautes fonctions de la cité et d'accroitre leur patrimoine par de judicieuses alliances matrimoniales. L'hôtel restera ainsi dans la famille jusqu'au début du XIX°s ou le dernier héritier meurt sans descendance. Vendue, découpée en appartement, la façade transformée en magasins, la demeure se dégrade jusqu'à ce que la ville d'Albi l'acquiert en 1925 pour la revendre 3 ans plus tard à la chambre de Commerce qui la réhabilitera telle que nous la connaissons aujourd'hui. En 2010, la Chambre de Commerce déménage et cède la place au Conseil Général du Tarn nouveau propriétaire de l'édifice.

Hôtel de Saunal

Situé rue de l'hôtel de ville, il fut là encore la propriété d'un riche marchand enrichi par le commerce du pastel, Simon Saunal. La demeure est surmontée d'une tour hexagonale et est ornée au 2ème étage d'un magnifique plafond peint date du deuxième quart du XVI°s

Hôtel des Foissants

Comme son nom l’indique, il est situé rue des Foissants et inscrit à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du 10 janvier 1928. Une tour hexagonale du XV°s domine cette demeure et l'on peut admirer une superbe porte aux jambage de pierre avec ses pinacles à crochets qui encadrent le fleuron posé au dessus du linteau.

Hôtel de Rivières

Situé rue Saint-Clair et construit au XVII°siècle, il fut la demeure de Raymond Séré marchand à Albi enrichi par le textile et l'activité bancaire et dont les descendants, grâce à la charge de Capitoul de Toulouse furent anobli acquérant ainsi le titre de baron Séré de Rivières. L'accès à la demeure se fait par un magnifique portail encadré par des pilastres en nid d'abeille et surmonté d'un fronton Renaissance ouvrant sur une cour intérieure surmontée à l'angle d'une tourelle. Les aménagements successifs aboutirent à un style architectural plus proche du classicisme à la française, les fenêtres à meneaux ayant fait place à de larges ouvertures donnant davantage de lumière. Dans la deuxième moitié du XX°s, l'hôtel fut acquis par le docteur Pierre Amalric, éminent ophtalmologiste membre de l'Académie de Médecine.

Hôtel Saint-Hippolyte ou de Martin

Hôtel situé rue de l'hôtel de ville, il fut construit au XVIIe siècle. Un temps "dépôt de mendicité", il fut acheté en avril 1728 par les consuls d'Albi pour en faire la nouvelle Maison Commune. On accède à la demeure par un portail à bossage de style Louis XIII ouvrant sur une très belle cour intérieure. Là, une porte Renaissance aux pilastres surmontés de chapiteaux ioniques et au linteau couronné d'un fronton bombé s'ouvre en son milieu sur un blason portant les armoiries de la ville : "de gueules au château crénelé de quatre pièces d'argent, maçonnée de sable ouvert de champ de deux portes coulissées d'argent, d'un léopard d'or, les pattes posées sur les quatre créneaux, le tout brochant sur une croix archiépiscopale d'or posée en pal, adextrée en chef d'un soleil du même et senestrée d'une lune en décours d'argent". Le bâtiment est inscrit à l'inventaire des monuments historiques le 21 juin 1971 et abrite encore aujourd'hui la mairie.

Hôtel des Ambassadeurs

Situé rue Roquelaure, il fut la propriété au XVIe siècle d'un riche marchand pastelier Guillaume Escarlhan. Anobli, il devint Régent de la Temporalité de 1538 à 1546. Au XVII°s, cet hôtel est doté d'une porte Renaissance sur laquelle on peut encore voir aujourd'hui la date de 1616. Malheureusement, les aléas du temps et les rénovations successives ont eu raison de la bâtisse. Au milieu du XIX°s, un certain Lacombe créa un hôtel appelé "hôtel des ambassadeurs". Le bourreau venait y séjourner lors des exécutions capitales à la fin du XIX°s. Il fut également nommé "hôtel de la Poste" car de là, partaient les diligences pour Toulouse et la région.

Hôtel de Ginolhac

Rue Toulouse-Lautrec, cet hôtel fut à l'origine construit au XVIe siècle par une famille de notaires. Au XVII°s, y réside Jacques de Ginolhac, avocat au parlement de Toulouse et juge à la Temporalité d'Albi. Si sa façade extérieur ne présente que peu d'attrait, celle située dans la cour d'honneur est d'un classicisme très XVIIe siècle témoin de la grandeur passée de la famille. D'ailleurs cette façade à reçu le Prix Patrimoine de la ville en 2011.

Hôtel Lapérouse

Situé rue Toulouse-Lautrec, il a connu de nombreux propriétaires successifs. Au XVI°s, le premier d'entre eux Géraud d'Alary vend sa demeure à la famille Dupuy qui, proche du roi joue un rôle important dans l'histoire de la cité. Albert Dupuy fut il tout à tour nommé évêque d'Albi,  membre du conseil du Roi, médecin de Louis XII et François 1er et viguier d'Albi. En 1693, sa petite fille apporte l'hôtel en dot lors de son mariage avec Etienne de Fonvieille. En 1780 Marguerite de Resseguier achète l'hôtel pour son fils, Jean-François Galaup de Lapérouse, célèbre navigateur sous le règne de Louis XVI.

Hôtel Decazes

Situé rue Toulouse-Lautrec, doit sa construction à la riche  famille David qui fut au XVII°s la plus imposée d'Albi.En 1683, Bernard David est maire d'Albi. En 1800, Guillaumette David de Lagauterie épouse François d'Assezat et en 1856, leur fils Edmond, maire de Terssac vend la demeure à Joseph Léonard Decazes, ancien préfet du Tarn. En 1907, l'hôtel est vendu à l'abbé Kremer qui y installe la congrégation des blandines qui s'occupent des orphelins et des femmes en difficulté jusqu'en 1987, date à laquelle la SA des HLM, nouvelle propriétaire transforme la demeure en logements. En 1989, elle devient une annexe de la maison de l'Amitié. Dans la cour intérieure, on peut encore apercevoir de nombreuses fenêtres à meneaux ainsi qu'une galerie ornée de balustres.

Hôtel des Aussaguel

Situé rue des Nobles, l’hôtel fut construit en 1522 par Henri Aussaguel, riche marchand dans le secteur alors appelé "la Grave" près de la rue des Nobles. Les Aussaguel et leurs descendants alliés à d'autres familles importantes deviennent des notables d'Albi. En 1887, un collège de jeunes filles "l'institution Sainte Croix" s'installe dans cette résidence. Après 1920, la "Congrégation des filles de Lavaur" dirige l'établissement comprenant des classes de maternelle au lycée jusqu'en 1968. EN 1975, les bâtiments sont vendus à la société mutualiste "le Troisième Age" pour héberger la maison de l'Amitié 

Hôtel de Boyer

Situé lices Pompidou, il fut construit au début du XVIIIe siècle à l'emplacement de l'hôpital Saint Jacques qui depuis le XIII°s abritait de nombreux miséreux albigeois. Sa construction fut commandée par le chevalier Antoine François de Boyer, trésorier de France à la cour de Toulouse et conseiller du roi. La famille de Boyer est alors l'une des plus riches familles d'Albi dont la fortune vient du commerce du pastel et d'alliances matrimoniales avec d'autres puissantes familles de la cité. La façade de la demeure est agrémentée d'un escalier à deux volées qui s'ouvre sur un jardin côté lices. A l'intérieur, de très nombreuses pièces desservent le rez-de-chaussée. L'hôtel restera propriété de la famille jusqu'au début du XIX°s, époque à laquelle il est vendu à un receveur des finances qui ne le gardera que 5 ans. Plus tard, il abritera la nouvelle préfecture après une réhabilitation et un agrandissement des locaux (deux ailes supplémentaires et un portail néo-classique)

Hôtel Delecouls

Au bas de la rue de la Grand Côte, l’hôtel Delecouls dispose d'un remarquable escalier en pierre à demi-balancé, bordé depuis le rez-de-chaussée d'une rampe en fer forgé qui, à l'étage cède la pale à des balustres délimitant une petite galerie sur laquelle s'ouvrent les pièces à vivre.

D'après le livre de Gérard Alquier "Les hôtels particuliers et les maisons du Vieil Alby du XII° au XVIII° siècle" - éditions Grand Sud.